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The Hitcher

septembre 1, 2009

En ce moment je découvre beaucoup de bons films, des classiques. Je me suis déjà enfilé Stalker (dont on reparlera plus tard), Strange Days, et là c’est The Hitcher qui est passé sur le grill.

Bah quel putain de chef d’oeuvre !!

Alors soyons honnêtes, je m’attendais à un slasher un peu commun mais bien fait et en fait pas du tout. D’un constat simple (un jeune gars qui s’endort au volant prend un psychopathe qui fait du stop) va naître une espèce d’imbroglio scénaristique étonnant et inattendu. Dès le début la peur est instaurée par des apparitions fréquentes du personnage joué par Rutger Hauer qui même s’il a un nom chelou, est un acteur exceptionnel (souvenez vous, c’était lui le chef des Replicants dans Blade Runner). Suite à cela la tension est palpable à chaque moment du film où l’on a peut qu’il revienne à l’écran et le film peut enfin démarrer pour nous emmener vers un final dantesque.

Mais là où c’est génial c’est que c’est un film datant de 1986 et que à cette époque même pour une forme de Thriller/Road movie, on essayait pas de faire racoleur et cliché, on savait encore se servir d’un pied pour poser sa caméra, et surtout on infantilisait pas à mort le spectateur. Ce qui me dégoute le plus dans le cinéma ricain actuel, c’est cette peur de faire appel à l’imaginaire du spectateur, cette façon de prémacher tout pour que quand on regarde un film, on comprenne tout d’un coup, le pire étant souvent que ça vole pas très haut.

Et bien The Hitcher est un excellent film dans ce sens où il laisse des questions en suspens, provoque de l’incompréhension, se permet des plans longs, introspectifs, sans 3D, sans retouche d’image. Son scénario qui voit pourtant s’enchainer les flics tués à la chaine ne dérive jamais dans une exaltation d’un Bushisme décérébré et crétin où la peine de mort, les armes et les grosses voitures sont les vertus humaines. Le film est centré sur la relation qui va s’instaurer entre deux personnes, comment l’une va obliger l’autre à passer à l’âge adulte violemment, mais dans une violence implicite cruelle plutôt qu’un déferlement d’hémoglobine explicite, pour nous laisser sur le cul après une heure trente où on ne voit pas le temps passer.

Il m’a sembler comprendre que ce film avait eut droit à un remake désastreux et surpourri. Je tenterai d’y jeter un oeil histoire de faire un ptit comparatif et pointer du doigt un peu plus précisément ce qui m’emmerde dans le ciné ricain de ces dernières années. Parce que même si le ciné régressif et bas du front façon Micheal Bay c’est rigolo de temps à autres, il faudrait ptêt pas voir à oublier de faire de bons films, ce qui au vu des sorties depuis début janvier, ne semble plus trop d’actualité (bon sauf Gran Torino, mais c’est facile, c’est Eastwood)

Par : Thomasorus

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Une Histoire de Famille

(Version 4)

Scénario de Paul Doucet

EXTERIEUR NUIT – Le toit d’un immeuble

Vue sur les toits parisiens. Axel tombe devant la caméra, visiblement poussé avec force. Il essaie de se relever. Il recule en rampant sur le dos. Il a l’air terrifié. Son visage est tuméfié. La caméra avance doucement, en même temps que lui recule.

AXEL :

Non ! Arrêtez !

Axel continue de reculer, regardant parfois par-dessus son épaule pour vérifier qu’il n’y a pas d’obstacle derrière lui.

AXEL :

Arrêtez. C’est un accident ! Je vous dis que c’est un accident !

(Il ne vaudrait mieux pas mettre au passé ? De cette manière tu peux souligner qu’il s’est passé quelque chose et que cette scène est la résultante du drame. Bon après évidemment on s’en doute^^ Par contre vérifier si du point de vue relationnel avec l’entraineur, il a suffisamment d’estime envers lui pour le vouvoyer.)

Son interlocuteur, toujours invisible, ne répond pas. Axel reculant, se retrouve bloqué dans sa progression par le muret de la rambarde du toit. Il commence vraiment à paniquer.

AXEL :

Je vous en prie, arrêtez !

(Pour souligner que sa peur grandit, je changerai peut-être le « arrêtez » par une supplication, dans la forme je veux dire. Peut-être mettre juste « Pitié ! » plutôt que arrêtez qui fait pas très naturel.)

Une main gantée saisit brutalement Axel et le relève quelque peu, puis le plaque de nouveau brutalement en arrière. Le haut du corps de l’homme se retrouve en surplomb au-dessus du vide. Plusieurs étages en dessous, le sol.

AXEL :

(Il fond véritablement en larmes)Arrêtez… Arrêtez… Pas comme çà ! Tout mais pas comme çà.

(Là je pense que tu peux clairement aller dans la supplication avec Axel qui demande pitié et même pardon. Carrément « Pardon, je suis désolé » et au lieu de dire « Pas comme ça » qui veut dire qu’Axel est résolu à mourir, il vaut mieux dire « Pas ça, tout mais pas ça ». De cette manière quand l’entraineur le ramène vers lui, il croit réellement qu’il s’en est sorti.)

SON INTERLOCUTEUR :

(Très sèchement)Ok. Pas comme çà.

Axel est tiré violemment vers l’avant, et n’est donc plus au dessus du vide. Il se calme quelque peu en entendant ces mots. Il affiche presque un sourire. Mais ce sourire se fige vite en rictus grimaçant.

(A mon avis la voix de l’entraineur est de trop. D’une car tu vas griller ton suspens car la voix sera reconnaissable, mais aussi parce que dans cette détresse psychologique qui est la sienne, et qui consiste à venger des proches tués, il n’en a pas besoin. Je ne crois pas qu’il ait, au vu de sa personnalité directe et franche, besoin ou envie de parler, il a déjà pris sa décision, il est dans une bulle de meurtre.

Quand à Axel le sourire aussi me semble un peu de trop. Au mieux lui trouver une sorte de rictus crispé qui serait une forme d’expression de son soulagement mais qui laisse apparaître son stress via les larmes, les boursouflures, le nez qui coule avec de la morve et du sang vers ce rictus. Axel est un homme, pas un démon mine de rien. Le fait qu’il nous soit antipathique est important, et le fait que au dernier moment, il lâche son coté rebelle renforce un peu sa personnalité de branleur et de pleutre sans convictions, comme s’il était l’antithèse de l’entraineur en somme.)

AXEL :

(Paniqué)Non, attendez vous venez de dire que…

(Cette phrase de Axel est difficile je trouve. Elle se justifie car nous devons comprendre que malgré le répit de quelques secondes, l’entraineur n’a pas changé d’idée. Mais elle sonne bizarrement car Axel malgré son soulagement de courte durée, est toujours dans une phase d’expiation et de demande de pardon. Peut-être peut-il tenter de ramener à la raison l’entraineur ou bien de monnayer sa survie, en se rendant a la police par exemple. Dans ce cas peut-être un « Non attendez ! J’irai voir les flics, j’le promet, j’avouerai tout, je… »

Une détonation. Le ventre d’Axel devient une bouille de chair, d’éclat d’os et de diverses matières organiques. Son corps retombe en arrière. Du sang s’en échappe lentement.

(« Now we start » comme dirait clint eastwood à la fin de « Et quelques dollars de plus ». Oui rien à voir je sais.)

INTERIEUR JOUR – L’appartement devant Philippe

Quelques jours plus tôt. Un réveil affiche 5 :59 puis 6 :00 et sonne. Philippe ouvre doucement les yeux. Il se lève torse nu et commence à avancer, marchant au jugé.

Il entre dans la chambre de sa fille Mathilde, qu’il embrasse en passant. La fillette continue de dormir. Il ressort puis se dirige vers la cuisine. Alors qu’il prépare du café, un bruit de clé dans la serrure, puis de porte que l’on claque.

Deux hommes rentrent dans la pièce. C’est Erwan et Axel, tout deux la trentaine. Philippe leur fait un signe de tête pour les saluer.

(Avant de parler des dialogues j’ai relu la scène dans son ensemble et un truc me gène comme je te l’avais dit, c’est la passivité de Philippe envers l’agressivité qu’Axel émet vers Mathilde. Aussi je suggérerai de faire en sorte que quand Mathilde arrive, Philippe s’occupe directement d’elle. De cette manière tu évites l’écueil artificiel du père qui fait un bisou à sa fille (genre je montre que j’ai une fille) sans raison autre que l’amour paternel, tu montres que Philippe tiens à sa fille, que Axel ne l’aime pas car retient Philippe, et que elle et Erwan se connaissent. Je corrige tes dialogues initiaux et présente le truc comme dit plus haut.)

AXEL :

C’est bon, on a récupéré les infos. Tu nous suis alors ou pas ?

(Un peu trop descriptif. Les trois hommes savent de quoi ils parlent, Axel a-t-il besoin de tout expliquer une fois de plus ? Là il ne tente pas de convaincre, il ne donne que des infos. « On sait quand frapper. Tu as pris ta décision ? » me paraît moins clair mais plus adapté car philippe va nous faire comprendre que c’est quelque chose de risqué et de potentiellement illégal.)

Erwan attend avec Axel la réponse de son frère.

PHILIPPE :

Je ne sais pas. C’est dangereux. Et puis il y a Mathilde.

(Si Axel et Erwan demandent, c’est que justement Philippe ne leur as pas dit oui, mais en même temps ils sauraient déjà si c’était bon. Donc le « Je ne sais pas. » est un peu de trop. A toi de voir quand tu vas diriger ton acteur, mais il peut très bien montrer son hésitation en revenant vers sa cafetière, en scrutant avec sa mine peu réjouie le fond de sa tasse et dise juste « Il y a Mathilde. ». Je me demande même si, vu la phrase que dit Erwan après, supprimer le dialogue de philippe ne serait pas plus juste. Enlève le « Justement » :

ERWAN :

Justement, c’est une occase en or. Et avec le blé, tu pourras payer les études de Mathilde…

(Au delà des études, peut-être juste dire que Mathilde et lui ne seront plus dans le besoin peut suffire. C’est une fillette et nous sommes en France, elle ira à l’école jusqu’à 16 ans, elle a encore donc au moins 6 ans à faire à l’école publique gratuite. Souligner leur quotidien difficile est peut-être plus parlant mais aussi plus convaincant et plus cruel.)

MATHILDE :

Vous parlez de moi ?

La fillette est dans l’encadrement de la porte. Elle est manifestement fatiguée. Elle sourit en voyant Erwan qui la prend dans ses bras et lui fait un bisou sur la joue.

(Alors là c’est un peu difficile car il faut positionner le caractère de Mathilde. De ce que j’en ait compris c’est une gamine assez maligne, curieuse et assez sociable (cf relation à erwan) qui comprend assez vite qu’il y a anguille sous roche. Mais c’est quand même une gamine donc elle doit parler comme une gamine. Le « Vous parlez de moi ? » m’évoque plus l’entrée de la femme fatale dans une comédie US que le phrasé d’une fillette de 10 ans. Tu peux peut-être rajouter « Pourquoi » avant pour bien démontrer que d’une elle n’est pas sûre qu’on parle d’elle (elle vient de se réveiller après tout) mais aussi son caractère de curieuse (« Papa, pourquoi le ciel il est bleu ? ») qui se pose des questions tout le temps.

Concernant mathilde dans les bras de Erwan, je pense qu’il faudrait mieux que Philippe la prenne dans ses bras et qu’elle fasse un bisou à Erwan depuis les bras de son père. De cette manière tu vas humaniser Philippe, augmenter un peu le potentiel dramatique de Erwan qui aime sa nièce et la conduit à la mort, et surtout tu vas énerver Axel qui voit ici LE truc qui fait qu’il perd son temps à convaincre Philippe et que tout traine. Son antipathie envers mathilde et vers les enfants en général s’en trouve renforcée, et son attitude justifiée dans la scène du gymnase. Je laisse malgré tout la scène comme tu l’avais prévue et continue de corriger.)

ERWAN :

Salut toi.

Erwan repose Mathilde qui se dirige vers Axel et le regarde. Axel ne réagit pas, l’ignorant totalement.

(Bonne idée de mettre en avant le coté sociable de Mathilde qui ne trouve aucun écho chez Axel, même si là il fait plus méchant impatient qu’aime pas les gosses sans trop de raison. C’est difficile car il peut à la fois ignorer Mathilde pour pas augmenter son importance (cf le risque pour Philippe) et il pourrait être sociable avec elle pour souligner le besoin dans lequel elle et son père sont.)

AXEL :

Allez, Philippe. Avec ça vous allez pouvoir mettre votre père à l’abri…

(Bonne idée dans le sens où comme il ne veut pas prendre de risque concernant Mathilde, il parle du père. Le fait qu’il dise ça prouve qu’il ne le connait pas, s’en fait une idée assez basique (vieux grincheux) et qu’il le méprise un peu (pauvreté, fossé générationnel).

PHILIPPE :

Tu parles, il s’en fout. Et il ne voudra sûrement pas de ce fric.

(Hum pas grand chose à dire, ça semble coller).

ERWAN :

Allez ! On ne peut pas le faire à deux. On a besoin d’un troisième !

(Philippe sait déjà qu’ils doivent être trois. Au lieu de dire « Allez » et de parler de manière impersonnelle (« Troisième ») tu peux créer une relation un peu plus intime. Ils sont frères et même s’ils s’entendent pas forcément et qu’ils sont plus ou moins appréciés par leur père, ils se connaissent. J’aurai plus vu « Tu sais qu’il faut être trois. On a besoin de toi. »)

Mathilde continue à regarder Axel fixement. Axel fait mine de l’ignorer, puis se tourne vers elle.

AXEL :

Qu’est-ce-que tu me veux, toi ? Dégage.

(Mathilde voit des moooorts… Euh non. Mathilde est ptêt têtue et sociable mais regarder Axel fixement n’est pas logique. Elle a compris qu’on parlait un peu d’elle, et devrait donc essayer de suivre la conversation pour comprendre. Regarder Axel en ayant dans les yeux « Fais moi un bisou ! » n’est pas logique. Ainsi la colère d’Axel tombe un peu à plat et il redevient un peu bête et méchant gratuitement, ça casse son personnage.

Philippe hausse un sourcil et sans se retourner s’adresse à sa fille.

PHILIPPE :

Chérie laisse nous tranquille s’il-te-plaît. Faut que je parle avec Axel et Erwan.

(Mouais, Philippe il tient vraiment à Mathilde ? Si un mec parle comme ça a ma fille qui ne lui a rien fait il va s’en prendre une. Bien que le milieu social suggéré ne soit pas prompt aux relations les plus douces, une connaissance, surtout qui vient demander quelque chose, ne va pas envoyer bouler la fille de son bienfaiteur comme ça. C’est pour ça que je suggérait de faire repartir Mathilde plus tôt, comme ça tu finirais sur l’hésitation de Philippe qui vient de recoucher sa fille fatiguée (il interrompt donc ses amis et sa conversation pour sa fille, aka elle compte pour lui). Voir le second script. )

INTERIEUR JOUR – Une salle de boxe délabrée

Une vieille salle de boxe, qui a dû connaître son heure de gloire, mais qui semble vieille, presque figée dans le temps. Quelques rares boxeurs affrontent des sacs de sable, font de la corde à sauter ou frappent un speed ball. Au centre de la salle trône le ring. Dessus, un entraîneur qui paraît aussi antique que sa salle, entraîne un boxeur particulièrement massif. Il se déplace sur le ring en faisant frapper son poulain à des endroits précis. Ils échangent quelques coups. L’entraîneur, malgré son âge apparent, semble plutôt vif. On entend soudain des cris provenant d’une salle sur le côté.

UNE VOIX :

Dégage ! Marre de tes conneries, tu m’entends ! Tiens ca t’apprendra !

Un bruit de claque. Interloqué l’entraîneur fait signe à son boxeur d’arrêter. Il tourne la tête vers la salle, l’air inquiet. La porte s’ouvre, une petite fille en sort, la main gauche sur sa joue. Elle a un air dur, comme si elle retenait ses larmes. L’air excédé, l’entraîneur descend du ring, enlevant ses protections. Il se dirige vers la petite fille. Les autres boxeurs de la salle, interloqués, arrêtent leur entraînement et regardent la scène.

L’entraîneur s’agenouille devant la petite, et essaie de regarder sous sa main. La petite résiste.

L’ENTRAINEUR:

Allez, montre ! (il regarde) …

L’entraîneur reste interdit quelques instants, puis se relève l’air furax. Il se dirige vers la pièce.

(La scène en elle même est très jolie et même assez tendre, mais y a un truc qui va pas avec la suite de ton récit : d’une axel n’a pas le droit de frapper Mathilde devant son père, même s’il est impulsif ce n’est ni une ado ou une femme un peu soumise, c’est l’enfant du mec censé l’aider, donc c’est juste impossible scénaristiquement parlant. Ensuite qui d’autre pourrait frapper Mathilde ? Son père semble beaucoup tenir à elle vu qu’il hésite à faire partie du casse. Si on veut qu’il lui donne une claque, il faut que dès le début il soit dur avec Mathilde quand elle sort de sa chambre, genre père autoritaire, mais même si c’était le cas ce n’est pas logique que Mathilde traine avec eux tout le temps alors qu’ils préparent un casse et que son père s’inquiète pour elle si il passe son temps à la baffer. Donc c’est un peu l’impasse. Ce que tu pourrais faire à la limite c’est garder cette scène initiale mais avec deux actions : l’entraineur qui entraine et Mathilde qui épie, ça collerait bien à son personnage. Elle peut par exemple écouter à la porte, se faire surprendre, et là Axel l’engueule un peu et lui dit d’aller voir ailleurs et lui met un coup de pied au cul (exemple hein), elle sort dépitée vexée et intrigué, l’entraineur va la voir. Étant donné le climax dramatique Mathilde n’a pas forcément besoin d’en prendre plein la gueule tout le temps. Ou tu peux même carrément enlever la baffe et faire un dialogue entre l’entraineur et Mathilde, ce serait une façon moins clichée de créer leur relation, ça permettrait même de l’approfondir et d’emphaser la colère et l’assassinat perpétré par l’entraineur. Tu peux faire Mathilde qui épie par un trou de serrure, l’entraineur qui tout en recevant les coups la voit et est intrigué, et après elle revient contrariée car elle entend rien et s’assoit sur un banc. L’entraineur toujours intrigué/amusé pas sa petite fille peut alors arrêter l’entrainement et aller la voir. Là il lui demande comment ça va, si l’école se passe bien et ce qu’elle regardait là bas. Elle lui répond que Papa, Erwan et Axel sont dans le bureau et veulent pas qu’elle rentre. A l’évocation du nom d’Axel l’entraineur tique un peu, se redresse et va vers le bureau non sans donner une petite caresse dans les cheveux de Mathilde pour l’embêter et la décoiffer, ce qui la fait rouspéter. Lui sourit puis se dirige vers le bureau et son attitude change, son visage redevient dur. Ouais je sais je viens de te refaire la scène, mais je pense avoir a peu près garder l’intention que tu voulais, à savoir montrer la personnalité de l’entraineur (tendre avec sa petite fille, intransigeant dans la vie) et sa relation avec Mathilde, tout en augmentant son aversion pour Axel.

A toi de méditer là dessus ! Je continue néanmoins sur ce que tu as écris. ;) )

INTERIEUR JOUR – Un bureau

Il s’agit du bureau du club de boxe. Un vieux bureau miteux, quelques chaises, un mur égrainant coupures de presses et vieilles photos témoignant d’une gloire passée. Philippe, Erwan et Axel sont en train de discuter, rassemblés autour d’une table avec un plan dessus. Dans un coin de la table, quelques photos de famille, avec l’entraîneur, Philippe, Erwan et Mathilde.

AXEL :

et alors ? Pas possible de discuter tranquillement avec elle.

PHILIPPE :

T’aurai pas du, c’est qu’une gosse !

(Epic fail au niveau de l’amour que porte Philippe à sa fille, pareil concernant Axel.)

ERWAN :

Et le vieux va sûrement rappliquer maintenant…

Ils sont tous trois interrompus lorsque l’entraîneur entre dans la pièce, poussant violemment la porte. Il semble très remonté. A sa vue, les trois hommes se taisent. L’entraîneur fonce tout droit sur Axel et Erwan.

(Bon je vais pas encore une fois revenir sur Philippe, Axel et Mathilde hein, je crois qu’on a compris. :o ) Il serait préférable de donner quelques informations sur le casse, genre des photos posées sur le bureau, une carte de paris, etc…) comme premier dialogue.

L’ENTRAINEUR :

Lequel de vous deux a frappé Mathilde ?

Les deux hommes restent interdits. L’entraîneur les regarde successivement, attendant une réponse qui ne vient pas.

(Le fait que tu ais décidé que l’entraineur allait direct vers Erwan et Axel montre qu’il ne conçoit pas Philippe capable de frapper sa fille, mais comment peut-il ne pas lui reprocher de ne pas empêcher quelqu’un de faire du mal à sa fille ? Un peu incohérent donc.)

L’ENTRAINEUR :

Lequel de vous deux ? (Se tournant vers Axel) C’est toi ? Toujours avec tes mauvais coups ? De quel droit tu frappe ma petite fille ?

ERWAN :

(Tentant de s’interposer) Papa…

L’ENTRAINEUR :

(Vers Erwan) Tais-toi ! (de nouveau vers Axel) De quel droit, hein ?

(Ici à la limite tu peux remplacer ce dialogue par un autre où l’entraineur se rend compte qu’ils préparent un coup louche, et peut donc se tourner vers Axel et Erwan pour leur demander ce qu’ils font là. On ressentirait l’antipathie de l’entraineur vis à vis de Axel, ce dernier peut aussi avoir des choses à reprocher au vieux. Ici tu peux donc développer un peu les relations entre ce trio.)

Les deux hommes ne répondent pas. L’entraineur bout intérieurement. Il se tourne vers Philippe.

L’ENTRAINEUR :

Et toi tu le laisses faire ? … Mais réponds !

Philippe n’ose pas répondre devant son père. Il baisse les yeux, mal à l’aise. L’entraîneur les regarde successivement puis saisit brutalement Axel et Erwan, chacun par un bras.

(Pareil que précédemment, je verrai plutôt l’entraineur se tourner vers son fils préféré vu qu’il ne peut rien tirer du fils vilain petit canard, et lui poser une ou deux questions, ce a quoi Philippe répondrait à son père que ça ne le regarde pas. Tu as moyen via ce dialogue de montrer la relation entre le père et le fils, ici une forme de défiance vis à vis de l’entraineur venant de philippe, alors que d’habitude cette attitude est plus celle de Erwan.)

(J’ai pas fini la scène en fait^^)

L’ENTRAINEUR :

Allez ! Dehors (Se tournant vers Erwan, désignant Axel du menton) Je ne veux plus le voir ici tu m’entends ? Et arrête d’essayer d’embarquer ton frangin dans tes sales coups.

Les deux hommes protestent. Ils ne veulent pas se laisser faire. L’entraîneur arrive néanmoins à les amener vers la sortie. Mais au moment de passer la porte, Axel se dégage subitement.

AXEL :

Lâche-moi, le vieux !

L’entraîneur ne lâche pas sa prise, au contraire. Axel se débat, puis colle son poing dans la figure de l’entraîneur. Plus par surprise que par la force du coup, celui-ci tombe sur les fesses.

L’ENTRAINEUR :

(Criant) Dehors, vous m’entendez ! Je ne veux plus vous voir !

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