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My city… Laughts !

janvier 1, 2009

Fredosaure vous en avez parlé ici de cette fameuse adaptation de “The spirit” en film, et comble du cafouillage blog-esque, je suis le premier de nous deux à l’avoir vu !

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Comme ce rusé de renard vous l’avez annoncé, on se retrouve donc dans un univers à la fois rétro mais quand même pas trop (ils auraient pu faire bien plus en supprimant les téléphones portables par exemple) et également expérimental du point de vue visuel. Si on retrouve bel et bien la patte Miller avec les fameuses scènes de silhouettes à la noir et blanc, on retrouve également des tas de délires hyper colorés qui n’ont rien à envier à 300.

En effet le film se veut une adaptation visuelle plus que scénaristique tant le scénario prend des tours et des détours assez incroyables au fil du film pour se conclure en une apothéose visuelle via un générique où les dessins de Miller décorent la typo rougie présentant le cast. Le film possède donc toujours un certain second degrés, comme si les personnages savaient eux-même qu’ils étaient dans un comics. Cela va de Spirit himself qui parfois parle tout seul (se croyant en voix off…), à d’autres personnages qui font parfois une mise en abime de leur propre situation, tout en passant par l’absurde le plus complet par moments (genre un combat où les deux personnages s’envoient tout un tas d’objets idiots dans la gueule tels des aglos, des chiottes, une clé à molette géante, etc).

En résulte un petit coté série B sans tomber dans le nanard. On a plutôt la sensation de voir un Sin City sans le coté sérieux, premier degrès alors que ce dernier avait par certains moments une grosse allure kitchos qui ne s’avouait pas. Ici on sent bien le coté déjanté voulu, assumé et surtout vécu par les acteurs qui, il faut bien le dire, en prennent pour leur grade dès la prmière scène.

Visuellement c’est complètement barré. On sent que Miller, peut-être libéré de ses carcans propres au cinéma se fait plaisir, alliant des trucs touchant presque à l’expérimentation à des scénes de retouchage d’image presque trop grossières. Si on devait rester dans le coté rétro le film aurait souffert d’une certaine monotonie, mais comme dit plus haut le scénario aborde parfois les scénes du film avec un contexte qui n’a absolument rien à voir, mais alors rien du tout, avec le film, achevant de nous mettre sur le cul pour le pire ou le meilleur, c’est selon le public.

Tout cela est desservi par des acteurs rudement bien choisis : Spirit est parfait un justicier baroudeur passant autant de temps à l’hopital que dans les bras des femmes, il bouge très bien. Son ami flic est une sorte de grosse pastiche du comissaire gordon époque Tim Burton. Les différentes donzelles du film sont magistrales (dont une qui n’a absolument rien à voir dans le film, étant là juste comme un gros délire encore une fois) dans leur rôle stéréotypé, et la palme revient à Samuel L. Jackson qui renoue avec un certain délirium qui ferait presque penser à son rôle dans Pulp Fiction tant il se lache, ne se contrôle parfois plus et possède des mimiques (en plus de vétements et maquillages qui rappellent la fameuse moumoute de Pulp Fiction) à mourir de rire. Puis merde quoi, vous imaginiez Samuel L. Jackson, noir de son état, jouer un Nazi ?

Pour conclure on dira donc ceci : pour tout ceux qui trouvaient les expérimentations visuelles de Sin City bonnes mais trop timides, foncez vous vous ferez plaisir. Amoureux du non-sens, du second degrès, du délirium allez-y aussi. Par contre gens qui voulez voir un film plus typé Iron Man et Dark Knight (bon films au demeurant) passez votre chemin car ici on nage dans un pur second degrès qui en déstabilisera plus d’un. Personellement je m’attendais à un Sin City like, expérimental mais pas trop, et j’ai été assez retourné par l’orientation prise par Miller qui décidemment, n’a pas fini de nous étonner !

Par : Thomasorus

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